sl3lq[1]L’interview Vérité d’Antoine LEDUC, 35 ans, jeune entrepreneur, père de 3 enfants et président de Génération MEDEF Lille Métropole
Diplômé de l’ESC Amiens Picardie en 2007. Il a créé sa première boite à 25 ans. il  dirige actuellement LEDUC Courtage, un cabinet de conseil en gestion du patrimoine, et est investi dans de nombreux mandats au service du développement du territoire.

Il a accepté de répondre à notre interview « Moi Président » à quelques jours seulement de la désignation de notre nouveau Président de la République.

En cette période électorale, y a-t-il des sujets que Génération MEDEF souhaite particulièrement défendre ?

Oui bien sûr, j’ai particulièrement été frappé des votes des jeunes de moins de 24 ans au 1er tour de ces élections présidentielles. 30% ont voté pour Monsieur Mélenchon et 21% pour Madame Le Pen. Ce qui signifie que plus d’un jeune sur 2 a fait le choix de l’extrême et d’un programme économique qui serait désastreux pour notre économie et pour l’emploi. Et donc pour eux !

Dans ces conditions, je pense que nous, jeunes entrepreneurs, avons également un devoir de pédagogie vis-à-vis de ces jeunes électeurs.

Nous avons toujours défendu l‘image d’un entrepreneuriat responsable où l’homme occupe une place centrale et l’entreprise vit en parfait harmonie avec l’ensemble des acteurs du territoire.

C’est ce que nous vivons au quotidien dans nos entreprises.

De ce fait, je ne peux pas supporter ces clivages qui consiste à systématiquement opposer salariés et patrons, performance économique et épanouissement humain.

Pour moi, il est clair qu’il n’y a pas de performance économique durable, sans épanouissement humain.

Il est donc temps d’arrêter de stigmatiser constamment l’entreprise.

Il est clair que nous avons traversé des moments difficiles ces dernières années et que nous vivons une profonde mutation de notre économie et notre société.

A l’heure où certains nous expliquent qu’il n’y aurait plus de travail en France ou qu’il faudrait nous replier sur nous-mêmes, nous pensons au contraire qu’il ne faut pas avoir peur, que ces mutations sont autant de défis à relever et donc autant de marché à aller conquérir.

Pour cela, nous devons libérer les énergies, les talents, l’esprit d’entreprendre, dans une société ouverte et optimiste.

Nous devons comprendre que l’entreprise est la solution car elle permet d’apporter à la fois croissance et richesse pour notre pays, mais aussi emplois, fierté, pouvoir d’achat et bien être pour les citoyens.

Faisons donc confiance à nos entrepreneurs, y compris les jeunes ! : ☺

Si tu étais Président de la République, quel serait la première chose que tu ferais pour les jeunes entrepreneurs ? Y-a-t-il une chose que tu voudrais changer ?

Moi président de la République (rire), je libérerai urgemment toutes les TPE/PME pour les aider à se développer plus vite, en engageant rapidement les réformes fiscales, sociales, de simplification et de formation nécessaire.

De ce point de vue, c’est donc compliqué d’évoquer une seule mesure pour les jeunes entreprises mais s’il devait y en avoir qu’une alors ce serait d’intervenir sur l’impôt sur les sociétés.

Je pars du principe qu’il faut d’abord créer de la richesse avant de partager. Et par conséquent, il n’est pas efficace de taxer les bénéfices d’une jeune entreprise aujourd’hui alors même que cet argent pourrait servir demain à créer un emploi. Je proposerai donc une exonération de l’impôt sur les sociétés pour toutes les entreprises de moins de 5 ans. Ainsi, le chef d’entreprise pourrait constituer sa trésorerie au fil des années afin d’investir sereinement, créer de la richesse et embaucher.

Evidemment, il faudrait aussi intervenir sur une baisse des charges sociales et la flexibilité du marché du travail mais je n’avais le choix que d’une mesure…

Enfin si tu devais faire campagne pour Génération MEDEF dis-nous depuis quand et pourquoi tu a voulu rejoindre le mouvement ?

J’ai adhéré au MEDEF et dans la foulée à Génération MEDEF en 2013. A l’époque, je vivais une période compliquée entre la revente de ma 1ère entreprise et la création de ma 2ème structure. J’avais absolument besoin de rencontrer des entrepreneurs aguerris pouvant me conseiller objectivement sur les meilleurs choix à faire.

Depuis, j’ai été vraiment agréablement surpris par la solidarité et la bienveillance qui existe dans ce réseau : partage d’expériences, échange de bonnes pratiques, conseils pour développer nos entreprises… Bref, tout ce qu’on peut rechercher et espérer lorsqu’on est un jeune entrepreneur.

Qu’est-ce que Génération Medef t’apporte personnellement ?

Mon engagement au sein de Génération Medef m’apporte beaucoup de choses mais si je devais résumer alors j’évoquerais 2 sentiments :

Tout d’abord, la fierté de représenter et de porter la parole de ces jeunes entrepreneurs car ce sont de véritables pépites. Ils ont décidé de créer ou de rependre une entreprise à 25 ou 30 ans. Et en plus de ça, ils donnent de leur temps au-delà de leur propre entreprise pour s’engager au service des autres. Moi je dis BRAVO !

Ensuite la passion car il y a quelque chose de véritablement passionnant dans la mobilisation. L’engagement au service de la collectivité et de son territoire est toujours une formidable source d’épanouissement.

Quelle orientation ou CAP as-tu voulu donner au club ?

Lorsque j’ai repris l’animation du réseau, je ne partais pas de rien car mon prédécesseur et ami Yann Orpin (aujourd’hui Vice-Président MEDEF Lille Métropole et Président de la CCI Grand Lille) a fait un super travail depuis son lancement en 2009.

La première chose que j’ai dû apporter au club naturellement est ma jeunesse et mon état d’esprit.

Mon souhait était de faire de Génération Medef une communauté d’entrepreneurs sur qui on peut toujours compter, engagée, solidaire et bienveillante. Une bande de copains qui ont toujours plaisir à se retrouver et qui partage les mêmes valeurs : l’optimisme, l’esprit d’entreprendre, l’ouverture sur le monde et sur les autres et celles du MEDEF bien sûr !
Nous avons également modernisé notre mode de fonctionnement, plus collaboratif, et adapté nos outils de communication.

Enfin, nous avons toujours à cœur de contribuer aux réflexions et projets du MEDEF en leur apportant notre créativité et notre dynamisme.

Selon toi qu’est-ce qu’un adhérent vient y chercher/y trouve  ?

Beaucoup de choses ☺

On adhère à Génération Medef pour la richesse des échanges et partage d’expériences, l’ambiance entre les membres, l’engagement patronal, le réseau du MEDEF.

On apprécie les rencontres et les échanges informels avec les personnalités économiques et politiques de notre territoire.

On aime l’engagement, porter la parole des jeunes entrepreneurs et être acteur du changement.

Es-tu investi dans d’autres mandats, si oui lesquels ?

Tout à fait, je suis également élu à la CCI Grand Lille depuis janvier 2017 et ce pour une mandature de 5 ans. Mon engagement est de piloter la commission CCI DIGITAL dont la mission est d’accélérer la digitalisation de la CCI pour mieux accompagner les 60 000 entreprises du Grand Lille dans leur transition numérique et les aider ainsi à pérenniser leur développement.

Le challenge est de taille. Nous savons tous que le digital est un formidable outil de compétitivité pour nos entreprises. Pourtant, 70% des entreprises des Hauts-de-France ne se sentent pas concernés par le numérique. Un beau défi à relever…