Parole de mandataires

Arnaud LEFORT, Président de CCI International

    DEPUIS 1991, ARNAUD LEFORT, 59 ANS, EST À LA TÊTE DE L’ENTREPRISE DOUAISIENNE INDÉLEC, LEADER FRANÇAIS DE LA PROTECTION CONTRE LA FOUDRE ET GRANDE EXPORTATRICE DANS LE MONDE ENTIER. OUTRE SES FONCTIONS DE PRÉSIDENT DUMEDEF GRAND LILLE, LE DIRIGEANT A PRIS EN 2017 LA PRÉSIDENCE DE CCI INTERNATIONAL HAUTS-DE-FRANCE, POUR LEQUEL IL MET À PROFIT SA GRANDE EXPÉRIENCE EN MATIÈRE D’EXPORT.

    Votre parcours professionnel est très ouvert à l’international. Comment s’est-il construit ?
    Diplômé de l’ISG Paris, j’ai débuté ma carrière de dirigeant à Casablanca, au Maroc. À l’issue d’un stage de fin d’études de six mois puis d’une expérience commerciale de deux ans, j’ai pris la direction d’une société de négoce spécialisée dans l’importation et la distribution de matériels d’équipements industriels. À 25 ans, j’ai eu la grande chance de pouvoir exercer mes premiers pas de manager dans un environnement qui était très formateur. Revenu en France en 1987, j’ai intégré Indélec, d’abord comme responsable export, puis comme Directeur Général avant d’en devenir PDG en 1991. Indélec est aujourd’hui une ETI de 200 salariés qui exporte les trois-quarts de sa production hors de France.
    Historiquement, nos premiers pas à l’international remontent aux années 1970. Nous nous sommes d’abord lancés sur le continent africain, très fortement soumis aux orages, et principalement sur les zones francophones africaines et quelques grands comptoirs africains qui nous servaient de relais et de plateformes de distribution. Aujourd’hui, l’Asie du Sud-Est est le premier marché export de l’entreprise. 

     

    Pourquoi avoir accepté ce nouveau mandat à la tête de CCI International ?
    J’ai été élu Président du Medef Grand Lille en 2016. Les élections consulaires se sont tenues dans la foulée et j’ai été candidat sur la liste des élus CCI portée par les organisations patronales parmi laquelle le MEDEF. Une fois élu, le président de la CCI de région m’a proposé de prendre en charge le volet International. J’ai accepté volontiers ce mandat qui fait écho à mon activité et à mon quotidien de dirigeant d’une entreprise tournée vers l’international. J’avais ainsi le sentiment, je le dis en toute modestie, de pouvoir apporter de la pertinence et de la compétence dans un domaine qui m’est familier depuis de longues années. Je me sentais capable de pouvoir orienter la stratégie de CCI International qui, après la fusion des régions fin 2015, était devenue une belle équipe de 50 personnes.

    Quelle est votre mission en tant que Président ?
    Je suis un partenaire de réflexion pour Virginie Blida, directrice opérationnelle : ensemble, nous définissons une stratégie et les orientations qui vont guider l’action de l’équipe. J’ai également un rôle de représentation auprès des instances institutionnelles quand il faut par exemple participer à une réunion au siège de la Région ou à des événements relatifs à la vie économique des entreprises. En réalité, en tant que Président, j’ai un rôle un peu particulier qui ne fait pas de moi un manager ni un supérieur hiérarchique, mais plutôt un référent, un facilitateur, un conseil auprès de Virginie Blida et de ses équipes. En tout cas, c’est ainsi que je conçois mon rôle même si la Commission internationale que je préside reste la gouvernance de l’équipe CCI International.

     

    Avez-vous d’autres engagements par ailleurs ?
    En 2003, j’ai été nommé Consul Honoraire de la République tchèque pour un grand quart-nord de la France. Ce mandat bénévole consiste à représenter le pays dans la région et à venir en assistance à des citoyens tchèques qui en auraient le besoin. J’ai passé le relais en décembre 2018 à un nouveau Conseil Honoraire ce qui me permet de me concentrer à 100 % sur mes mandats actuels. 

    Extrait d’Influx #34 mars 2019